Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 20:13

  Mise à jour : vendredi 27 janvier 2012

 

  Auteurs, pour vos envois de manuscrits


Librairie Le Lion

12, rue Frederick Lemaître BL1, boîte 25 -75020 Paris

Tél : 09 50 53 46 75

 

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Format 110x180 ; genre Thriller, horreur, angoisse

Le commissaire Laurène Trudeau, âgée de 32 ans, basée au commissariat de Gambetta, situé dans le 20ème arrondissement de Paris, affronte un dangereux criminel psychopathe. 



Tranche de poulette

 

    Laurène Trudeau longeait les quais de Seine d'un pas vif. Le soleil venait de pointer son nez, mais de l'autre côté de la Seine des nuages menaçaient de déverser leur cargaison sur la capitale. Elle traversa le boulevard Diderot et s'engagea dans la rue de Bercy. La circulation y était dense, la pollution à son paroxysme. Le bruit des klaxons actionnés par des automobilistes impatients, agressa les tympans de la jeune femme. Taxis et bus déversaient leurs flots incessants de voyageurs, qui se hâtaient pour rejoindre la gare de Lyon.

 

    Laurène s'engouffra dans le hall d'accès au métro. Avant de s'engager sur l'escalator elle attendit que la foule se dissipe, puis elle émietta les restes de son croissant. Elle tendit une main, leva la tête et chercha le canari des yeux. Elle avait baptisé le serin Pierrot, à la mémoire de son compagnon disparu l'année précédente, dans un accident de moto.

    Pierrot qui guettait Laurène sur la branche d'un arbre proche, se présenta et se posa sans hésiter sur sa main droite. Pour lui dire bonjour, il remua sa petite tête et se mit à chanter. Il picora rapidement les miettes, les engloutit en moins de deux et essuya son petit bec sur le pouce de Laurène. Ensuite, il s'envola et se posa sur le rebord d'une poutrelle du hall. Lorsque Laurène s'engagea sur l'escalator, il se posa sur le garde-corps. Il l’a suivi du regard, jusqu'à ce qu'elle disparaisse.

 

     Chaque jour, avant de se rendre au commissariat de Gambetta, Laurène entrait dans le bar des Acacias. C’était le seul moment de détente qu’elle s’octroyait dans une journée. Elle salua Lucien, le barman, et s'installa à sa place habituelle, au fond de la minuscule et obscure salle.

    En face d'elle, un homme, gros, sale, les cheveux gras, mal rasé, et qui sentait mauvais, trempait un énorme havane dans son verre de cognac. À l'aide de son briquet il chauffa le cigare, ouvrit une boîte d'allumettes, en prit une, l’a cassa en deux, l’a planta au bout du havane, l'alluma, ferma les yeux, aspira goulûment la première bouffée de fumée et l’a recracha doucement en faisant des volutes. Un nuage malodorant envahit la salle. Écœurée, Laurène se leva et s’installa trois tables plus loin. Le gros homme le remarqua et se vexa.

    –– Aujourd'hui, dit-il d'une voix hésitante, c'est mon anniversaire. Je suis vraiment désolé de vous avoir offensé, mademoiselle. Puis-je... vous offrir quelque chose ?

    –– Non merci, répondit Laurène.

    Elle avait envie de lui écraser son cigare qui puait autant que lui, sur la figure. Elle ouvrit son sac à main, sortit sa revue hebdomadaire de : Vive les Femmes, l'ouvrit et se plongea obstinément à l'intérieure. Le métier de Laurène, commissaire de police, l'accaparait à plein temps. Elle se prélassait rarement. Ses week-ends, elle les passait à rédiger des rapports, à faire ses courses et son ménage.

    Affichant un sourire forcé, Lucien, âgé de 31 ans, grand blond aux cheveux en batailles, qui lui aussi était mal rasé et affublé comme un as de pique, sortit de derrière son comptoir et se dirigea vers Laurène. Dès la seconde où il l'avait vue pénétrer dans son établissement, il y a de cela un an, il était tombé amoureux d'elle. Il alluma le plafonnier et entama la conversation.

    –– Vous allez tuer vos yeux, à lire dans la pénombre, Laurène. Ce serait dommage, ils sont tellement beaux !

    Elle leva ses superbes yeux bleus, plongea son regard dans le sien et lui sourit. Lucien sentit son cœur battre la chamade. Chaque fois qu'il l’a voyait, il en était ainsi. Elle pausa les yeux sur sa braguette et passa sa langue sur ses lèvres. Elle aimait l'exciter, mais les choses en étaient restées à ce stade avec lui. Mais Lucien se faisait des films. ‘‘ Que les hommes peuvent être stupides ! ’’, pensa-t-elle. Elle commanda un café simple, mais comme d'habitude, Lucien, obstiné de nature, lui en apporta un double. Et il répliqua, comme d'habitude.

    –– L'autre est pour moi, Laurène.

    Il passa derrière elle et se frotta contre son épaule avant de poser la tasse. Il était en érection, et Laurène lui mit un coup de coude au bon endroit. Elle inspecta son café. Il était recouvert d'une mousse onctueuse. Elle repoussa la tasse : “ Et si cet abruti avait éjaculé dedans ! ”, pensa-t-elle.

    –– Désirez-vous des croissants, Laurène ?

    –– Non, merci, Lucien.

    Mais Laurène n'avait pas envie de manger, car la veille elle avait connu la terreur, comme celle que l'on voit dans les films d'horreur. Mais là, c'était vraiment la première fois qu'elle avait été aussi mal à l’aise à la vue d’un cadavre. Peut-être aussi parce que c'était celui de Marthe, sa collègue et meilleure amie. Une panique indescriptible s'était emparée d'elle à la morgue. Heureusement qu'elle était avec Paul Lavergne, son collaborateur, pour identifier le corps.

     

 

 

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Format 130x180  : genre spiritisme

   Ce n'est pas parce que l'on ne voit pas certaines choses, que celles-ci n'existent pas.

  

 

     À l'encontre des idées reçues et des croyances, la vie n'est pas qu'un processus d'éléments chimiques et physiques. L'âme qui est invisible et reniée par les incroyants, existe pourtant bien. Le doute s'est installé pour les athées, mais le jour de l'enterrement de l'un d'entre eux, juste avant la mise en terre, au cimetière, à la dernière minute, voire seconde, ses proches se feront toujours assister d'un prêtre (au cas où).

      Dans cet ouvrage, nous verrons que l'âme est le souffle de la vie, et qu'un esprit est l'intelligence de celle-ci. Il y a une légère différence entre les deux. Nous dirons donc, pour abréger, qu'un esprit à une âme, et c'est cette âme qui le fait raisonner... Nous apprendrons aussi, que l'esprit est beaucoup plus développé que la force physique. Le spiritisme est issu du patrimoine génétique de tous les êtres qui peuplent la Terre, que ce soit celui des humains ou des animaux (l'esprit des animaux est sensiblement différent, nous en parlerons aussi). Être médium, cela ne veux pas dire : “ Je vais prier les esprits pour qu'ils viennent m'aider à réaliser ma vie ! ” En partant de ce principe, il est inutile de se lancer dans cette science. La recherche spirituelle est une faculté qui n'est pas affectée à tout le monde. Ceux qui auront l'audace de se lancer dans cette formidable aventure qu'est le spiritisme, découvriront les véritables forces de la nature. Et si ces médiums ne commettent pas d'incartade, parce qu'ils œuvreront pour la bonne cause et éviteront de côtoyer le monde obscur, alors, ils verront s'ouvrir devant eux un monde que la plupart des êtres humains ne soupçonnent absolument pas.

    

 

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Format 150x210. Genre : anticipation

Julien Bignas, médecin légiste à l'hopital Jacques Coeur, à Bourges,

tentera avec une poignée d'amis, de sauver la Voie Lactée...


  

     ...Petit se demandait ce que Julien avait à lui dire. Et ce colis qu'il devait lui remettre, qu'est-ce que cela pouvait être ? Qu'est-ce que Bignas avait découvert ? Il se mit en chemin, le cerveau en ébullition. Bignas était un type un peu loufoque, mais certainement pas un plaisantin. Dans sa corporation il était réputé pour être un sacré spécialiste. Le légiste avait découvert quelque chose, mais quoi ? Qu'est-ce qui avait échappé à la police scientifique ? Cette question lui aiguisant la curiosité, il accéléra le pas. Il faillit prendre son aérojet, mais Bignas lui a assuré qu'il le raccompagnerait à son domicile. Une heure plus tard, lorsqu’il pénétra dans la tour Orion, il croisa Jean et le harcela de questions.

     –– Bonjour, toubib ! Alors, que se passe-t-il ? Votre ami, qu'a-t-il trouvé ? Et ce colis, vous savez ce que c'est ?

     –– Je n'en sais pas plus que vous, Julien ne m'a rien expliqué au blexphone.

     Julien faisait les cent pas sur le palier.

     –– Vous avez fait vite, lança-t-il d'un large sourire.

     Il leur serra une poignée de main et leur expliqua son plan. Petit était toujours à la recherche du travail parfait. C'était un flic sans histoire et il tenait à rester dans la légalité. Il n'était pas trop d'accord avec le plan de Julien, qui voulait séquestrer le cambrioleur.

     –– Ne vous faites pas de souci commissaire. Afin de l'étudier, nous allons transporter discrètement cet homme dans mon laboratoire.

     –– Comment allez-vous vous y prendre ?

     –– Jean est venu avec le fourgon mortuaire de la morgue !

     –– Finalement, vous avez tout organisé sans me demander mon avis.

     –– Ne soyez pas aussi amer, si j'agis ainsi, c'est parce que j'ai un doute sur l'identité de cet homme... Je ne reconnais pas son étymologie ethnique ? Et c'est bien la première fois qu'une chose semblable m'arrive ? Si j’avais voulu agir à ma guise, je ne vous aurais pas informé !

     –– Ce n'est pas moi qui pourrais vous éclairer sur ce point, moi-même je ne sais pas d'où je viens ?

     Ils éclatèrent de rire, puis placèrent Yx dans un caisson ventilé. Douze minutes plus tard, après avoir survolé la ville sous des trombes d'eaux, Julien posa le fourgon sur l'hélidrome de l'hôpital. Les gardiens les laissèrent pénétrer à leur guise dans l'établissement, car Julien et Jean avaient libre accès aux locaux, de jour comme de nuit. Petit n'eut qu'à présenter sa carte professionnelle. Lorsque Jean ouvrit le caisson, Yx était conscient. La dose de cheval que Julien lui avait injectée, aurait dû pourtant l'endormir plus longtemps. Pour plus de sécurité, Julien lui fit une nouvelle injection. Ils attendirent qu'il se rendorme et l’installèrent sur la table de travail, où ils le sanglèrent.

     –– Il y a ici tout ce dont nous avons besoin pour faire des analyses sur notre bonhomme, commissaire, dit Julien. Et si cet homme est l'assassin d'Émilie Gaillard, nous allons le savoir dans peu de temps.

      –– Vous n'allez tout de même pas le disséquer, professeur ? s'inquiéta Petit.

     Julien éclata de rire.

     –– Ah, ah, ah ! N'ayez aucune crainte, commissaire.

     Julien prit les empreintes de son cambrioleur. À la surprise générale, celles-ci correspondaient à 100% avec celles prélevées sur les lieux des meurtres irrésolus. Après une vérification approfondie sur le réseau informatique de la police, il s'avéra qu'il n'y avait aucune tromperie sur l'authenticité de ce qu'ils venaient de découvrir. Et si les empreintes digitales appartenaient à cet individu, s'il était vraiment, depuis cent trente-sept ans le meurtrier de tous ces gens, la saisie était énorme. C'était tout simplement extraordinaire, incroyable, époustouflant. Quel âge pouvait avoir cet homme ? Julien, Jean et Robert avaient peine à le croire, même avec les preuves sous leurs yeux.

     –– C'est impossible ? brailla Julien

     L'homme, d'après ses traits, ne devait pas avoir dépassé la cinquantaine. À priori, ce ne pouvait être le meurtrier recherché depuis 1937. Toutefois, d'envisager qu'il pouvait être l'assassin d'Émilie, n'était pas à écarter.

     –– Est-il possible que deux hommes ayant les mêmes empreintes puissent sévir à des époques différentes, professeur ? demanda Robert.

     –– Je crois que ce serait la première fois qu'un truc pareil se présenterait. Combien de probabilités existent-elles ? Une sur dix milliards ? Peut-être Plus ? Je ne sais vraiment pas quoi répondre devant cette énigme, commissaire ? Le temps que nous lui fassions des tests ADN nous allons l'endormir pour de bon et l'alimenter par transfusion. Demain, nous devrions être fixés sur les similitudes qui pèsent sur notre homme !

    

 

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Education canine. Format 110X180. 65 pages 


 

    Souvent, nous aurions tendance à prendre un chien pour n’importe quelle raison. En acheter un pour soi-même, l’offrir à un enfant, un ami ou bien à n’importe quel membre de sa famille, relève d’une grande responsabilité de la part de l’acheteur, qui parfois en ayant voulu se faire ou faire plaisir, a provoqué un effet contraire. La personne qui possède ce magnifique chien, ne sait plus quoi en faire. Il est devenu embarrassant, mange beaucoup, et il faut le sortir au minimum trois fois par jour... Ce chien prend toute la place dans l’appartement qui est trop petit. C’est finalement un cadeau empoisonné, qu’il faut vite abandonner au coin d’une rue ou placer à la SPA. Bref, il faut à tout prix s’en débarrasser.

Mais ça, il fallait y songer avant de le prendre. Ce n’est pas la peine de martyriser cette pauvre bête qui n’a rien demandé à personne ! Merci pour les petits animaux que nous protégeons contre la brutalité des humains !

 

Un éducateur canin qui a été formé dans une école spécialisée, ne suffit pas toujours, car il faut aussi que ce soit un passionné. Dans ce métier, parfois les gens soient brutaux avec les animaux. Et pas seulement dans les actes, mais en parole aussi.

L’éducation à l’obéissance de tous les jours, ne s’invente pas. Pour certaines personnes, il leur faudra des années pour mettre en application les techniques d’obéissance. D’autres abandonnent par manque de convictions ou parce qu’ils s’aperçoivent que ce n’est pas leur truc d’avoir un chien. Mais que devient le chien, dans ce cas précis ? Si l’éducation d’un chien est faite dans de bonnes conditions, en lui donnant de l’amour et de la tendresse, qu’importe soit sa race, votre chien vous donnera entière satisfaction.

Il n’est pas recommandé de crier sur son chien. C’est un être sensible. Un professionnel vous facilitera la vie comme vous ne pouvez pas l’imaginer. L’éducation d’un chien est permanente et demande à chaque instant de la vigilance. Nous aurions tendance à l’oublier avec la routine quotidienne, car rien n’est jamais acquis d’avance. Même si nous avons passé des mois, voire des années à parfaire l’éducation de notre animal, au moindre relâchement de notre part, à la moindre incartade, il faut tout recommencer. Ensuite, les choses sont encore plus difficiles, surtout lorsque la bête et le maître ont pris de mauvaises habitudes. Restons toujours constant dans notre comportement et ne relâchons jamais la corde de la tendresse, mais aussi celle de la fermeté. Ne prenons pas notre chien pour un imbécile, il s’en rendra vite compte et ne nous obéira plus. Cet ouvrage concerne tous les chiens.

 

1-1 Les ordres

Le premier contact avec un chien de grande race, comme le berger allemand, n’est pas chose facile. Lorsque j’ai approché Sky, mon berger allemand pour la première fois, je n’étais pas fier. Je ne connaissais strictement rien dans la conduite d’un chien éduqué pour la défense (les autres non plus). De plus, j’avais peur qu’il ne me morde ! Ce jour là, j’ai eu un mal de chien à lui enfiler sa muselière. Je me demandais vraiment si le métier de conducteur de chien était fait pour moi ? Une formation avec des professionnels a permis de maîtriser mes angoisses. Malgré cela, il m’a fallu plusieurs mois avant d’être vraiment à l’aise avec Sky (qui est un blagueur). Ce chien avait certainement un maître qui le laissait faire tout ce qu’il voulait, car il avait tendance à n’en faire qu’à sa tête. S’il n’avait pas derrière lui un maître qui a une main de fer dans un gant de velours, Sky serait devenu dangereux. Ce n’est pas le genre de chien à mettre entre toutes les mains. Pourtant, Sky est très sociable avec les autres chiens, les chats et les humains en général (sauf avec les bandits).

 

Conduire son chien est le verbe exact

 

 

 

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Format 130X180  Genre : anticipation (nouvelles)

     

   Le matin du 27 mai 2014, alors que Gouendaël se rendait sereinement à son travail, sur le chemin, il voulut faire un retrait à un guichet automatique à l'effigie de sa banque, mais sa carte de crédit fut avalée par l'automate. Carte inconnue, précisa la machine. Mais ceci était courant et Gouendaël pensa que sa carte était certainement arrivée à expiration. Il ne s'inquiéta pas de cet incident superficiel, et continua, en chantonnant, à marcher jusqu'à son lieu de travail. Lorsqu'il voulut pénétrer dans les locaux de la Cyberbanque & Co, deux agents affiliés à la sécurité, deux malabars, le bloquèrent à la réception. Installée confortablement derrière le comptoir de l'accueil, l'air légèrement amusée par ce qui se passait, l'hôtesse (qui avait une tête à claques), décrocha le combiné du téléphone : " Monsieur Gouendaël Millard est présent dans le Hall, Monsieur le Directeur ! " Le gérant de la banque, Eric Maxwel (qui avait lui aussi une tête à recevoir des baffes), se présenta à la réception trente secondes plus tard, le visage grave, les lèvres pincées. Sans un mot, d'un geste de la main droite, celui-ci invita Gouendaël à le suivre. Arrivé devant son bureau dont la porte était béante, Maxwel s'effaça et le pria (toujours en silence de pénétrer à l'intérieur. Maxwel ferma la porte et désigna (toujours dans un mutisme parfait), l'immense fauteuil en cuir de vachette noir où Gouendaël devait poser son séant). Gouendaël s'assit, et se demanda si Maxwel avait répété la scène toute la nuit, à cause des balises noires qui cernaient ses yeux, cernes qui dévoilaient un manque évident de sommeil. L'entretien fut de courte durée, le solde de tout compte de Gouendaël était prêt. Maxwel lui présenta une deuxième enveloppe, celle de la clôture de son compte, un relevé bancaire, et les 3587 euros de son solde. Maxwel s'excusa, lui avoua qu'il ne comprenait pas ce qui se passait, pourquoi la haute direction fichait à la porte un de ses meilleurs gestionnaires. Gouendaël avait toujours fait son travail avec dévouement, n'avait jamais rechigné lorsqu'on lui demandait de rester au bureau après 18 heures, lorsqu'il y avait un surcroît de travail. Maxwel lui dévoila que lui aussi allait être licencié, qu'il serait dans la prochaine charrette ; mais, à l'inverse de Gouendaël, les dirigeants de la Cyberbanque & Co avaient pris des mesures différentes à son égard, car lui, il avait reçu une lettre de licenciement avec accusé de réception).

 

    Sur son chemin, Gouendaël croisa une jeune femme. Elle se tenait de l'autre côté de la rame et marchait dans la direction Mairie des Lilas. Lorsqu'elle l'aperçut, elle enfonça sa main gauche dans la poche de son imperméable et l'observa avec méfiance. Lorsque Gouendaël passa à sa hauteur, elle se plaqua contre la paroi du tunnel et serra contre elle le cabas bleu qu'elle coltinait. C'était un sac assez volumineux, et par son renflement Gouendaël présumait qu'il renfermait une chose à laquelle la fille tenait énormément. Il lui fit un signe amical et traversa les voies pour la rejoindre, mais elle eut un mouvement de panique et lui ordonna de ne plus avancer.

Gouendaël tenta de la rassurer.

– N'ayez crainte, je n'ai aucune mauvaise intention !

Il sentit un agréable fumet qui se dégageait du cabas. Et à n’en pas douter, certainement des odeurs de légumes, des arômes qu'il n'avait pas perçus depuis trois ans, depuis l'époque où il se terrait dans ce sous-sol aux odeurs infectes.

D'après les effluves qui s’échappaient du sac, il reconnu celle d'un poireau ; et quoi d'autres encore se cachaient à l’intérieur ? Des pommes de terre ? Des carottes ? Peut-être aussi un chou ? Il saliva, à l'idée d'une potée accompagnée de quelques saucisses, d'une darne de lard et d'une tranche de jambon. L'estomac de Gouendaël cria sa faim et fit entendre quelques grognements. Il avait envie d'autre chose que de ses repas quotidiens élaborés à base de grillons, de blattes, de souris ou de rats, qu'il attrapait dans les pièges qu'il confectionnait avec de vieilles boîtes de conserves. Depuis quelques temps, avec la recrudescence de gens qui venaient se réfugier dans le métro, le nombre d'insectes et de petits mammifères décroissait. Alors, Gouendaël crut bon qu’il était temps pour lui de mettre un coup de canif dans ses habitudes. Il s'était juré de ne jamais inviter qui que ce soit dans son refuge, mais il commençait à en avoir assez d'être seul. La solitude commençait à lui peser et la jeune femme était plutôt jolie. En attendant, celle-ci était morte de trouille.

– Où allez-vous de ce pas, mademoiselle ?

– Jusque chez moi !

– À cette heure ? Mais où est-ce, chez vous ?

– Aux Lilas !

Gouendaël lorgna sa Rolex et fit une grimace.

– Oh ! ça, mademoiselle, je ne crois pas que ce soit une bonne idée d’aller dans cette direction ! Vous avez encore beaucoup de chemin à faire et ce tunnel est dangereux !

Elle remarqua la montre de Gouendaël et se rassura sur l’individu.

– Quelle heure est-il, s'il vous plaît, monsieur ?

– Vingt-deux heures.

– Et pourquoi ne dois-je pas m'aventurer par là ?

– À cause des bêtes sauvages qui rôdent dans le secteur !

Elle éclata de rire.

– Ah, ah, ah, vous parlez certainement de vous, monsieur !

Elle se tint sur la défensive.

– Je vous répète que l'endroit n'est pas sûr. Que vous me croyez ou pas, il ne faut pas que nous restions ici un instant de plus. Si vous continuez dans cette direction, dans pas longtemps vous tomberez sur quelque chose de moins magnanime que moi et y laisserez certainement votre vie. Après tout, de quoi je me mêle ? Je ne vous retiens pas. Bonne chance à vous...

À cet instant, un feulement déchira le silence. La jeune femme, saisit de panique, lui sauta au cou.

– Holà ! Doucement, mademoiselle ?

– Ne me laissez pas seule, monsieur !

Il desserra délicatement son étreinte.

– Alors, vous voyez bien ! Vous savez où passer la nuit ?

– ...heu, non ?

– Suivez-moi.

– Monsieur, ne vous y trompez pas. Je ne suis pas celle qui... Enfin, vous voyez ce que je veux dire, n'est-ce pas ?

Gouendaël leva le nez. Il avait senti l'odeur du fauve. Tapit dans l'ombre, celui-ci devait certainement attendre le moment propice pour fondre sur ses proies. Gouendaël saisit la fille par un bras et l’a tira dans le sens inverse au sien.

– Fichons le camp d’ici en vitesse, jeune fille. Nous venons d'être pris en chasse par un animal sauvage. Cette fois-ci, croyez-moi, car celui-ci ne va pas nous lâcher d’une semelle !

 

Nota : le 30 octobre 2016, une dizaine de droïdes de la Robotex programmés par Robi, libérèrent tous les fauves des parcs zoologiques de la planète. En France, à Paris, la ménagerie du jardin des plantes s'est vue vidée de ses félins, ainsi que celle du zoo du bois de Vincennes qui venait de rouvrir ses portes, sous les yeux effarés des forces de l'ordre qui furent impuissantes, et qui étaient pourtant armées jusqu'aux dents.

 


 

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    Chapitre 1

    Une alarme hurlait à l’intérieur du Bariotus, un vaisseau affrété par la Compagnie Zartres, une société de transport interstellaire basée sur la planète Usarus (*).

 

    Le Bariotus qui était dirigé par le commandant Klox Borr, recelait dans ses flancs une cargaison de terganium (le terganium est une huile minérale. Elle est extraite dans les sous-sols de la planète Frantom, un astre situé dans la Constellation du Cygne, dans la galaxie du Grand Chien). Pour amortir le coût du fret, le Bariotus transhumait sur la bande frontalière qui sépare Andromède de la Voie Lactée. Le stockage obsolète du terganium rendait les voyages dangereux, non seulement pour le personnel naviguant mais pour l'environnement spatial.

 

    (*) Usarus se situe dans le système de Squilor, quelque part dans l'aggloméra Abell 1835 IR1916, à 13,230 milliards d'années lumière de la Terre. Ce système est composé de six planètes. Deux seulement sont viables, Usarus et Xile. Lorsque les cargos débarquent dans la banlieue d'Usarus, des centaines de transbordeurs pompent le terganium des soutes et le transbahutent jusqu'à une raffinerie située non loin de Zuar, la ville principale de la planète. Le terganium est l'unique combustible utilisé par les usarusiens (pour leurs usages domestiques et pour alimenter en carburant les moteurs de leurs vaisseaux).

 

    Après avoir résolu divers problèmes techniques invraisemblables et laissé son lieutenant aux commandes du Bariotus, Klox qui s'était endormi depuis moins de deux heures, fit un bond sur sa couchette. La tête embrumée, les yeux hagards, il s'assit, s'étira et secoua son imposante crinière. Il s’annonça dans le système de communication interne, mais n’obtint aucune réponse de la passerelle. Il patienta quelques secondes avant de réitérer son appel, mais ne reçu que le silence pour toute réponse. Il se leva en hâte, se vêtit à moitié et sortit précipitamment de sa cabine, sans prendre le temps d’enfiler ses chausses. Les pieds meurtris à cause de la structure du plancher, c'est dans une colère indescriptible qu’il se présenta sur la passerelle. Elle était vide. Et le vaisseau, livré à lui-même, partait à la dérive. Le lieutenant Strak avait abandonné son poste pour la deuxième fois en l’espace de quinze jours. Pour Klox, il devait probablement se trouver dans le réfectoire avec le reste de l'équipage.

    Klox en avait assez, mais ce n'est pas lui qui choisissait son personnel. La direction le lui imposait, et à chaque voyage il rencontrait de multiples problèmes avec ces employés bons marchés, peu qualifiés, qui parfois ne l'étaient pas du tout. Il allait encore devoir se débrouiller seul, mais cette fois il établira un rapport sur le comportement de l’équipage.

   Il arrêta l’alarme et eut l’étrange sentiment d’être seul à bord du vaisseau. Ses soupçons se concrétisèrent, lorsqu'il pénétra dans le réfectoire. En temps ordinaire, celui-ci était occupé par un cuistot et une serveuse. Mais là, il n'y avait pas un sctout (sorte de chat usarusien). Prit d'un terrible doute, il retourna sur la passerelle et lança plusieurs appels dans tout le bâtiment. De longues minutes passèrent, mais personne ne répondit à son manifeste. Il se rendit à l'entrepôt et nota l’absence de deux navettes. L’équipage avait abandonné le navire.

   Désappointé, il retourna dans le poste de commande et inspecta le pupitre. Un voyant rouge clignotait sur la console. Pas n’importe lequel, le genre de témoin qui indique un incident majeur. Le faciès rouge écarlate, il essuya son front recouvert de sueur, s'affala lourdement sur le siège et fit jouer avec dextérité ses gros doigts velus sur le clavier.

   Aucune avarie ne pouvait être pire que celle-ci. Une fuite de terganium s'était produite sur le réseau qui alimentait le moteur principal, celui qui permettait au vaisseau de voyager en vitesse lumière. D'après les données affichées sur l’écran, la fuite semblait d'une ampleur ahurissante. Malgré l'astro quarantaine obligatoire à tous les cargos faisant route dans une dimension supragalactique, certaines vérifications pourtant primordiales étaient laissées de côté. “ Pourvu que du terganium ne se soit pas échappé dans l'espace ”, songea Klox. Le moindre incident de ce genre pouvait avoir des conséquences catastrophiques. Il pensa à son frère, Troxan, à qui était arrivé une semblable mésaventure, huit ans auparavant. Suite à une avarie d’une nature indéterminée, toute la cargaison de terganium s'était répandue dans l'espace, soit deux cents cinquante millions de mètres cubes de produit corrosif. À l'échelle cosmique rien de bien important, mais un système planétaire fut balayé en l'espace de quelques mois dans cette zone. Troxan qui était en hibernation au moment des faits, ne vit que tardivement l'ampleur des dégâts. Pour une raison inconnue les ordinateurs étaient subitement tombés en panne. Un fait rarissime d'après les experts de l'assurance qui menèrent l'enquête, et qui ne tirèrent aucune conclusion de ce tragique incident. Toutefois, ceux-ci admirent que ce genre d'ennui pouvait arriver à n'importe quel navigateur. Ce n'était pas le premier incident de cette sorte, mais ce fut certainement le plus effroyable de toute l'histoire de la navigation spatiale usarusienne (quelques semaines après cette catastrophe, Troxan trouva la mort dans d'étranges circonstances. Depuis, l'enquête piétinait).

 

    Du terganium s'échappait du vaisseau et se répandait dans l'espace. Derrière lui, une nappe s'étalant sur cent millions de kilomètres, zébrait l'espace. Klox devint livide, ses grandes cornes rougirent. Il ne savait pas dans quelle constellation il se trouvait. Lorsqu'il rejoindra Usarus, il devra donner des explications à ses supérieurs sur cet incident. Une longue et interminable enquête, l'attendait. Il stoppa le vaisseau et tapa avec empressement sur les touches d’un autre clavier pour localiser l'endroit où il se trouvait, mais aucune coordonnée ne s'afficha sur le moniteur. Il se dirigea à la vigie en boitant, à cause de ses pieds qui le faisaient horriblement souffrir, et explora les environs. D'après la position des étoiles, il défini qu'il se trouvait dans la région de Fraguelz (le Bras d'Orion), dans la constellation de Kannebus (Deneb), une large bande frontalière située entre la Voie Lactée et Andromède. Il se trouvait loin de chez lui, et la perspective de se retrouver seul dans l'espace, l'effraya. Il fit un relevé topographique du secteur. Il n'y avait aucun mot pour expliquer l'ampleur des dégâts. Un système solaire avait été balayé de la carte. La polémique sur l'arrêt des voyages extragalactiques avec la technologie actuelle, suivait son cours sur Usarus. Les scientifiques se penchaient sur un nouveau mode de transport plus rapide et moins polluant. Ils avaient découvert un moyen de propulsion qui fonctionnait parfaitement, mais le problème provenait des matériaux utilisés. Aucun vaisseau ne résistait à la pénétration en hyper espace. Malgré des investissements colossaux, les savants n'avaient jusqu'à ce jour trouvé aucune solution. En attendant, afin d'éviter le pire, lors de leurs transhumances à travers l'espace, les cargos empruntaient des voies de navigation qui passaient loin des systèmes planétaires (mais ils ne pouvaient tous les éviter).

   L'origine de l'avarie provenait de la défaillance d'une vanne, celle qui desservait la distribution en terganium d'une centaine de cuves. Un défaut qui a pourtant été maintes fois signalé sur la main courante. Dès son retour, il passera un savon aux techniciens du service maintenance, qui apparemment n'en font qu'à leur guise. Il se rendit rapidement dans la galerie technique, barra la vanne et colla ses naseaux sur un hublot. Le terganium se dispersait en nappes éparses dans l'espace. Et celles-ci, entraînées par la vitesse du vaisseau, continueront à s'étendre durant plusieurs mois. Elles ne se décomposeront probablement pas avant plusieurs siècles, et occasionneront de nombreux dégâts sur l'environnement de Kannebus, que ce soit sur les matières minérales, biologiques et les créatures vivantes. Klox se demandait, sur la quantité de planètes qui avaient été polluées, voire détruites, combien de vies, si infimes soient-elles, s'étaient volatilisées ? Et peut-être bien, mais il ne voulait pas trop se le persuader, des civilisations inconnues des usarusiens.

    Les membres du gouvernement usarusien tiendront une énième réunion extraordinaire pour discuter de ces incidents qui pourrissent le cosmos et mettent en danger la vie de ses supposés habitants, mais cela ne changera rien au problème. Pour des raisons purement économiques, la traversée de cette région de la Voie Lactée était le plus court chemin pour rallier Usarus, même si l'environnement devait parfois en pâtir.

   Klox qui avait imaginé qu'un éventuel désastre pourrait se manifester sur ce bâtiment mal entretenu, avait rafistolé une vieille vanne de distribution et l’avait stockée dans une salle de la galerie technique. Il ne se tracassait pas trop, à moins que ne surgisse entre-temps un autre incident.

    Il se rendit au troisième sous-sol, s'arrêta devant une lourde porte, saisit une clé sur le trousseau qui pendait à son ceinturon et ouvrit un énorme cadenas. Il chargea la vanne sur un charriot et se rendit rapidement dans le local de distribution. Il démonta la vanne défectueuse, installa l’autre et vérifia le niveau des réservoirs. Il restait assez de carburant pour rejoindre Usarus. La faim lui tiraillait l’estomac, une fringale probablement causée par la contrariété. Il rangea les outils, prit une douche et se dirigea vers le réfectoire pour manger quelque chose.

    Avant de se mettre aux commandes du vaisseau, il rechercha d'éventuelles traces de sabotages, parce que pour lui il n'en était pas autrement. Il ne fit qu’une investigation sommaire, car il ne pouvait explorer le bâtiment dans son entier. Le vaisseau était tellement gigantesque, qu’il pouvait contenir dans ses flancs une ville comme Zuar et ses deux millions d'habitants. Deux heures plus tard, à moitié rassuré, Klox reprit sa route.

 

Stephan-Lewis-et-R.-Hingant-salon-SF-2009.JPG

Roland Hingant (à gauche) au salon de l'imaginaire en 2009 (Les égarés), en compagnie de Stephan Lewis (qui présentait son livre : Les enfants des étoiles).

Par Hingant roland - Publié dans : science-fiction polar études & essais - Communauté : Les enfants des astres
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 21:06

  TERGANIUM

1ere de couverture de TERGANIUM


168 pages format 120X180

Prix 8,00

Illustration Guillaume Hingant

www.dragon-studio.eu

 

  ...c'est Pitt qui programmait, entretenait et réparait ses robots ouvriers. Ainsi, il était certain qu'ils ne tomberaient pas en panne à chaque instant. Depuis une semaine, les droïdes des autres mineurs tombaient en rideau les uns après les autres. Il y en avait déjà pour plus de deux millions de dollars de dégâts. Non seulement le matériel était devenu inutilisable, mais irréparables. Personne ne comprenait ce qui se passait avec ces fichues machines. Les ingénieurs avaient décelé une destruction des composants mémoriels en cristaux liquides. Les robots de Pitt étaient peut-être un peu vieillots avec leurs circuits élaborés en fibre de verre qui dataient du 21ème siècle, mais ils fonctionnaient à merveille. Du coup, Pitt était devenu le meilleur mineur de la Compagnie.

   Pitt se demandait souvent, si sa rémunération confortable compensait le confinement forcé qui l'éloignait des siens. À plusieurs reprises, Brent Parker, le Directeur de la Compagnie, lui avait proposé de doubler sa rémunération s'il intégrait l'équipe scientifique la plus importante de la Terre, le G.R.S (Groupement de Recherche Spatiale). Mais à cause des relations qui se dégradent toujours, Pitt ne voulait plus travailler avec les humains. Il préférait largement la compagnie de ses robots. Eux, ils ne lui faisaient pas de misères.

   Il retourna la benne du tractopelle et inspecta minutieusement l'état des chenilles. Ne remarquant aucune anomalie particulière, il remonta dans son engin et salua respectueux le site qui le nourrissait. Il fit demi-tour et sortit de la galerie. Sur sa droite, à une vingtaine de mètres, il crut apercevoir une masse blanche posée à même le sol. Il pensa à de la neige, haussa les épaules et oublia rapidement cette remarque. Il roula tranquillement jusqu’à la station, dirigea sa machine en direction du hangar, entra dans le sas, mit son moteur à l'arrêt et attendit sagement que le scanner fasse son travail. Tout homme ou toute machine qui pénétrait dans la station, devait subir des tests. Jusqu'à ce jour aucun parasite ne s'était fait connaître, mais la procédure était rigoureuse.

    Le scanner fit minutieusement des recherches sur d'éventuels corps étrangers qui auraient pu s'incruster sur la carrosserie de l'engin. Ne décelant aucune anomalie, une douche désinfectante fusa pendant quelques secondes sur la machine. Pitt descendit de son engin en laissant la portière ouverte. Un robot subsonique se présenta et aseptisa l'intérieure de la cabine. Pitt remonta dans son véhicule, lança sa mécanique en avant, franchit un autre sas, pénétra dans le dépôt et positionna sa chenillette sur l'aire de lavage automatique. Une fois l'outil nettoyé, il le remisa dans son box et rangea tout ce qui traînait dans l'habitacle. Il vida sa petite poubelle dans un destructeur de matière, posa son pouce droit sur la plaque du lecteur biométrique pour fermer le box, passa à la douane et se dirigea vers les locaux du service du personnel. Il longea deux interminables circulations et frappa à une porte, celle de mademoiselle Loïs, la secrétaire de Brent Parker.

    Il entendit un faible : “ Entrez ! ”, ouvrit la porte avec délicatesse, pénétra dans le bureau et salua respectueusement mademoiselle Loïs. Mademoiselle Loïs n'était pas de la dernière génération. Apparemment, elle avait oubliée de prendre sa retraite. Pitt se demandait, chaque fois qu'il l'a rencontrait, quel âge pouvait être le sien ? Mais il ne lui avait jamais demandé, parce que cela ne se faisait pas de demander l'âge des dames (surtout lorsque celles-ci sortent tout droit de la préhistoire). Pitt s'imaginait toujours que, Miss Loïs, de par son état physique avancé, tomberait en miette au moindre coup de vent (ou à cause d’une porte qui claquerait trop fort). Il lui sourit, mais pas elle (mademoiselle Loïs ne souriait jamais). Cette femme avait le visage perpétuellement crispé, figé comme une statue de cire, comme celles du musée Grévin, à Paris. Musée que Pitt ne manquera pas d'aller visiter avec sa femme et sa fille, pendant ses congés.

    Il prit la carte informatique que mademoiselle Loïs lui tendait, l'inséra dans le logement d'un contrôleur, tourna la clé de son mouchard individuel et tapa discrètement son code secret sur le clavier. Lorsque la carte s'éjecta de son logement, il l'introduisit dans un vérificateur. Le solde de son salaire s’afficha sur l’écran. Il vérifia le montant et fit directement un virement sur son compte terrestre, à Chicago. Pour la première fois, il embrassa Miss Loïs et sortit de son bureau en refermant délicatement la porte derrière lui (des fois que). Il regagna son baraquement, fit sa valise, prit une douche et se mit sur son trente et un. Ensuite, il se rendit au spatiodrome et déposa ses bagages dans une consigne. Sur le panneau d'affichage, le compte à rebours indiquait que la navette n'arriverait pas avant 94 minutes.

Pitt qui avait une petite fringale, se dirigea vers le restaurant d'entreprise ouvert 24 heures sur 24, le seul endroit où il n'y avait aucun passe droit. Que l'on soit mineur ou cadre supérieur, tout le monde était logé à la même enseigne. Même Brent Parker n'avait aucune faveur particulière, il mangeait la même chose que les autres...

Par Hingant roland - Publié dans : science-fiction - Communauté : Les enfants des astres
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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 15:25

 

 

Planète à vendre

 

  Science-fiction

 8,00 euros

 

192 pages format 150X210

couverture polychromé mat ou brillante


 

Roland Hingant

12, rue Frédérick Lemaître BL, boîte 25 - 75020 Paris


Planete a vendre


 

Un thriller cosmique où règne des assassinats en séries...

 

Aperçu...


       

    L'Opius et le Terra s'arrachèrent avec grâce de l'attraction terrestre, avec dans leurs soutes des dizaines de milliers de tonnes de matériels. Les vaisseaux se positionnèrent à la verticale de la base lunaire. Les quatre cents membres de l'équipage, personnel trié sur le volet par l'A.I.D.F.S. (Alliance International Des Forces Spatiales), montèrent dans les modules d'embarquement et se tassèrent dans la base, en attendant que les robots construisent leur campement. Dans une organisation impeccable, les droïdes opiusiens ouvrirent des containers et déballèrent d'innombrables caisses. En moins de deux heures, sous les yeux émerveillés des terriens, le premier village lunaire fut implanté. Yx n'arrêtait pas de dévoiler de nouvelles technologies. Il jugeait utile de se débarrasser du fardeau qui encombrait sa conscience. La cabine de transfert fut démontée. Elle ne servait plus à rien. Pour contrecarrer les plans des sélènes, Yx avait une autre idée. Il voulait mettre au point un autre système, ne se servir que du mode de téléportage subesther (*). Si les dracosiens arrivaient à comprendre ce système, ils auraient la possibilité de débarquer par plusieurs milliers d'un coup. Et dès cet instant, si une chose semblable se produisait :" Les carottes seraient cuites ! ", comme disent souvent les français. Yx était déterminé à décrypter ce qui avait échappé aux scientifiques les plus érudits, se servir de cette découverte pour sauver l'Univers.

 

    (*) le mode de téléportage subesther a été découvert par le savant opiusien, Orlok Stregar, qui disparut dans des circonstances mystérieuses. Il trouva le moyen de déplacer des ustensiles et des êtres vivants, d'une planète à une autre. Deux mille ans auparavant, lors d'un essai dans son laboratoire, Stregar réussit à dématérialiser un petit rongeur et à le faire apparaitre sur la planète Magalmé, située à deux années lumière d'Opius. Ce savant s'était référé aux variations du flux des particules de gaz rares qui errent dans l'espace, du xénon en particulier. Il s'était aussi servi du Fluide Universel, un agent invisible, un liquide qui existe partout dans l'Univers. Ce fluide gère une partie de la matière organique existante, et les êtres vivants. Stregar avait découvert ce qu'aucun scientifique ne soupçonnait jusqu'alors. Fier de cette trouvaille, il élabora un cocktail de divers éléments avec ces substances. Sur Opius, personne ne comprit la manière dont ce système fonctionnait. Tout le monde croyait que Stregar était fou, mais il réussit. Depuis cette époque cette découverte ne quittait pas les entrailles des ordinateurs de la défense militaire opiusienne. Mais à ce jour, aucun savant n'a été capable de reproduire complètement l'invention d'Orlok Stregar. Pour le moment, celle-ci ne servait qu'à transmettre des messages interplanétaires.

 

     Le niveau des océans et des mers baissa, mais l'apocalypse semblait s'être abattue sur les pays qui avaient été submergés. La plupart des hollandais émigrés en France, ne voulaient plus regagner leur patrie, de peur que cela ne se reproduise. Le jour où les premiers rayons du soleil effleurèrent la Terre, à 0° du parallèle de l'équateur, les terriens surent à quel point la vie était fragile. Et dès cet instant ils découvrirent son sens, sa véritable valeur.

Le lendemain et les jours suivants, le soleil inonda la Terre de ses rayons, comme pour rattraper le temps perdu, comme s'il se sentait fautif d'avoir abandonné ses enfants, coupable de leurs fautes. Les oiseaux migrateurs reprirent leurs pèlerinages à travers les cieux, à la recherche des terres, des mers et des nues de leurs ancêtres. Les forêts et les prairies retrouvèrent leurs couleurs naturelles. Poussés par un esprit invisible, ne se souciant guère de la saison, comme si la sève qui circulait dans leur bois n'en pouvait plus d'attendre, les bouleaux, les chênes, les marronniers, les peupliers et les châtaigniers se mirent à germer en même temps. Et la Terre déploya, comme autrefois, ses odeurs. Les hommes et les femmes purent admirer les collines, les montagnes et les prairies. Pour contempler les astres, les humains n'avaient qu'à lever la tête. Certains individus ne couchaient plus dans leur demeure. Ils dormaient à la belle étoile ; chaque matin, ils attendaient le lever du soleil et restaient jusqu'à son couché, de peur de revoir un jour les ténèbres. Lorsque les saisons se stabilisèrent, les cultivateurs voulurent labourer leurs champs avec leur vieux tracteur, mais il fallut changer les moteurs des engins. Les temps avaient changé, plus personne ne se servait, ni du pétrole ni du biocarburant. Ces deux procédés étaient trop polluants. Il s'était même avéré que le biocarburant était hautement cancérigène, lorsqu'on respirait les émanations des gaz d'échappements des véhicules. Les marchés rouvrirent leurs portes. Les humains s'engagèrent sur une nouvelle ère. Les prix des produits alimentaires chutèrent de quarante cinq pour cent en moins de six mois. L'économie qui vivait au ralenti depuis un siècle, reprit peu à peu son essor.

 

    Yx qui avait des dons pluridisciplinaires, forma une équipe de douze personnes à se familiariser avec le système de téléportage subesther. Il avait la manière qu'ont les sages, il dirigeait dans le bon sens les gens qui ne comprenaient pas immédiatement. À l'Université de Toronto, une des plus majestueuses de la planète, Yx sélectionna l'élite des professeurs en physiologie, en déontologie, en psychologie appliquée et en socioterminologie (*). Cependant, même avec les meilleurs éléments des Universités terrestres, Yx eut l'impression de se retrouver dans une école maternelle opiusienne, en présence de gamins. Chez lui, les enfants âgés de cinq ans avaient l'esprit plus vif.

 

     (*) la socioterminologie est née d'après la terminologie officielle qui démontre la standardisation des termes sur des modèles techniques hiérarchisés. Elle s'intéresse particulièrement aux développements et à la circulation concrète des formules. Elle est invariable.

 

 

8-eme-salon-de-l-imaginaire.jpg

La suite est dans le bouquin... Cordialement,

Roland Hingant


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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 19:14
OVNIS


LA VÉRITÉ INTERDITE

 
 hingantroland@yahoo.fr
© Librairie LE LION
  Illustration réalisée par Guillaume Hingant

Librairie Le Lion
pour commander hingantroland@yahoo.fr
 

ISBN : 978-2-9524516-7-3

 


  OVNI LA VERITE INTERDITE est en relecture, actuellement : tous les ouvrages de Roland Hingant seront à la vente sur son site à partir du mois d'avril. Merci pour votre grande patience.  

Roland Hingant

 

Rencontre du 3ème type

 

     Les missions STS et les ovnis

      Le 15 septembre 1991, un phénomène a été filmé dans l'espace par la mission STS 48. La N.A.S.A n'a pas hésité à diffuser le film vidéo, mais une petite partie seulement, pour nous faire plaisir, à nous, humbles mortels qui ne doivent en savoir qu’un minimum.

 

   Le physicien Américain, Jack Kasher, nous montre une dizaine d'objets qui évoluent dans l'espace, à proximité de la Terre. Une caméra installée à l'arrière de la navette, filme les évolutions de deux objets qui viennent d’apparaître sur la droite. Ils volent lentement, se dirigent vers la gauche et s'arrêtent. Devant eux, deux autres objets sont stationnaires. Ils semblent attendre quelque chose.

     Il est à remarquer sur les images, que depuis quelques années les ovnis possèdent eux aussi une lumière clignotante à l'arrière de leur fuselage. Cette lumière qui est identique à nos avions de lignes, semble indiquée la position de ceux-ci, de la même façon que les appareils terrestres (on dirait que les extraterrestres nous ont copiés). Les ovnis observent un de leur congénère qui se trouve devant eux (c’est le centre d'intérêt). L'ovni qui est devant, entame un virage à 90°. Un éclair se produit et l'engin accélère à une vitesse inouïe (plusieurs milliers de kilomètres/heure, en quelques secondes seulement). Le frottement sur la couche stratosphérique, laisse une traînée blanche derrière l'ovni. La scène ne dure pas plus de cinq secondes. Un objet qui se situe sur la gauche de l'écran, fait exactement le même trajet et réalise le même exploit (on peut même apercevoir un jet de rayon laser qui sort de la stratosphère, qui est dirigé sur le premier ovni, mais rien n'affirme que celui-ci fut d'origine terrestre, une défense provoquée par une main humaine ?)

     D'autres objets, plus gros, évoluent à une certaine distance. Ils sont au-dessus de la ligne d'horizon, de la zone d'ionisation de la Terre. Ils se trouvent en retrait et sont nettement visibles sur le fond noir de l'espace. Un autre objet aux dimensions colossales, qui ressemble à une immense ville, ayant une proportion réunissant trois départements Français, reste en position géostationnaire au-dessus de l'océan indien. En regardant le graphique quadrillé, l'objet mesure environ 400 kilomètres de long sur 300 kilomètres de large. Évidemment, cela paraît impossible, mais le reportage ne s'éternise pas sur cet ovni aux dimensions titanesques. À un moment, Jack Kasher, d’un ton légèrement idiot (car il ne pense pas une seconde aux paroles qu’il débite), déclare : “ Cette chose, nous ne savons pas ce que c’est ? ” Il n’y a pas besoin d’avoir fait polytechnique pour remarquer qu’il s’agit d’un vaisseau mère.

Par Roland Hingant - Publié dans : science-fiction polar études & essais - Communauté : Les enfants des astres
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 12:30



ZALONE


  Roman de science-fiction


 
  Roland Hingant



hingantroland@yahoo.fr

Zalone-copie-1.jpg
ZALONE prix 7,80 euros
Format 150X210
Illustration Guillaume Hingant
Dragon Studio   www.dragon-studio.eu

    Sur Orion, une planète située quelque part dans les pléiades de Véga, Stef, le superviseur des étoiles, était en colère. Son fils, Morgan, tentait de le calmer.

– Père, voici deux lunes que vous ne dormez plus !

Le vieil Elohim pleurait.

– Je suis en colère, Morgan. Ce Mazertuis est allé trop loin. Il a détruit deux planètes en l'espace de quelques mois. La Terre n'est plus, et nous ne pouvons admettre une chose pareille. C'était le berceau de notre civilisation !

– Les terriens ne sont pas tous morts, père ! Voici le rapport de notre base d'observation qui séjourne sur Io. Les terriens et quelques survivants homzradiens sont en route pour Zédon. Le capitaine Smol est avec ses hommes dans le voisinage de Belos. Stef sécha ses larmes avec une feuille de lotus.

– La route commerciale est-elle rétablie ?

– Oui, père.

– Dans combien de temps les terriens arriveront-ils ?

– Dans sept jours ! Ils voyagent en vitesse subliminique.

– Préviens-moi, lorsqu'ils seront arrivés !

 

***

 

   Sur le Grewïuntrik et le New York, les équipages étaient sortis d'hibernation. Une bataille avec les troupes de Mazertuis semblait inévitable. Gasrewx pénétra dans le parc, et se dirigea d’une démarche alerte à la rencontre de Saint-Claire, qui jouait avec Sky. Sa balle dans la gueule, Sky accourut à la rencontre de Gasrewx, et lui fit la fête. L'homzradien prit la balle et la lança sans effort à l'autre bout du parc. Saint-Claire fut épaté.

– Sur Terre vous auriez fait un super joueur de base-ball !

– Qu'est-ce que le base-ball, amiral ?

– Un jeu qui ressemble à celui-ci !

– Le commandant Hiswoude désire vous voir !

   Sky qui ne pensait qu'à jouer, ne quittait plus Gasrewx. Saint-Claire entra dans la cafétéria du parc, se servit un café et alluma le vidéophone.

– Bonjour, James. Vous désirez me parler ?

– Quand nos vaisseaux surgiront dans l’espace vital des zédoniens, ils nous repèrerons mais ne nous verront pas. Nous avons un système de camouflage qui rendra invisible notre bâtiment. Le votre le sera aussi. Allons sur le New York, que je vous montre notre armement...

   Saint-Claire visita les salles d'armes du New York. La technologie des robots zédoniens n'avait pour ainsi dire pas évoluée depuis leur création. Seule, cette arme qui soufflait une planète comme une bougie, mettait le doute dans les esprits.

 

***

 

   Pryxt inséra les barres de Grétium dans l'accumulateur d'énergie. Sa besogne achevée, il sortit délicatement du local en faisant attention où il mettait les pieds. Une fausse manœuvre et adieu. Les robots ne sentaient aucune douleur, mais Pryxt avait une peur bleue de la mort. Depuis deux mille ans qu'il existait, il lui était arrivé de perdre un élément de sa structure, mais l'idée de ne plus exister, l'obsédait.

   Mazertuis entra dans la salle de l'activateur de séparation moléculaire et effectua quelques réglages sur le générateur à plasma. Pryxt se retenait, car il avait une folle envie de le pousser à l'intérieur et de refermer la porte. Sans Mazertuis, la vie serait certainement plus belle dans le cosmos. À croire qu'il envisageait de détruire toutes les planètes et les êtres de l'Univers. Mais Pryxt avait peur de rater son coup et de finir comme Krolzer. Mazertuis faisait deux têtes de haut de plus que lui, et sa force était colossale. Un jour, alors qu'il s’était mis en colère après un de ses soldats, Mazertuis l'avait attrapé et cassé en deux, rien que de la force de ses bras puissants.

– Pryxt, ça va ? Vous paraissez songeur ?

– Non... non. Tout va bien, mon colonel !

– Les barres de Grétium sont-elles installées ?

– Oui, mon colonel !

– Détendez-vous, Pryxt, sinon vous allez court-circuiter un élément de votre mémoire. Qu'est-ce qui vous tourmente, en ce moment ?

– Oh rien, mon colonel !

– Bon, nous allons essayer le rayon sur un astéroïde !

   Mazertuis choisit une roche sans importance qui errait dans l'espace depuis des millions d’années. Pryxt ouvrit les jublines et la parabole. Le canon sortit des entrailles du Condamnieur. Mazertuis attendit quelques secondes, aligna l’objectif sur la ligne de mire, appuya sur un petit bouton et le rayon rouge destructeur désintégra le rocher.

– Nous ne devons pas rater cette mission, Pryxt !

– Cette mission ? Quelle mission, mon colonel ?

– Suivez-moi, je vais vous montrer quelque chose !

   Des vaisseaux de combat évoluaient autour du Condamnieur.

– Ah, voici ma flotte, Pryxt ! Vingt Varmaxs derniers modèles !

   Mazertuis mit en mouvement le Condamnieur.

– Où allons-nous, mon colonel ?

– En croisade, exterminer ces barbares de grunitziens !

– Vous parlez comme les humains, mon colonel ?

 

 

8-eme-salon-de-l-imaginaire.jpg

Bonne lecture, les amis
Cordialement, Roland Hingant

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